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L'expression de l'opposition et de la concession

Apprendre à exprimer un désaccord, un contraste ou une contradiction entre deux idées dans une phrase, en utilisant les bons mots de liaison.

20 min• Niveau 4èmeTrimestre 3

💡 « Il pleut, mais je sors quand même. » Comment expliquer ce « mais » et ce « quand même » ? C'est ce que nous allons découvrir.

Dans un texte, on a souvent besoin de relier deux idées qui ne vont pas dans le même sens. Parfois, elles s'opposent franchement, parfois on admet une idée pour en tirer une autre qui semble contradictoire. Savoir exprimer correctement cette relation est essentiel pour argumenter et nuancer sa pensée.

Objectifs de cette leçon

  • Identifier les mots et expressions qui expriment l'opposition et la concession.
  • Différencier l'opposition simple de la concession.
  • Construire des phrases correctes utilisant ces connecteurs logiques.

1. L'opposition simple

L'opposition simple présente deux faits ou deux idées qui sont contraires, sans que l'un n'annule l'autre. Les deux éléments sont mis en contraste.

Il fait beau, mais le vent est froid.

connecteur: mais

idee_1: Il fait beau

idee_2: le vent est froid

relation: Les deux faits sont vrais en même temps, ils sont simplement différents.

Principaux connecteurs d'opposition simple : mais, pourtant, cependant, néanmoins, toutefois, en revanche, par contre, au contraire.

« Par contre » est courant à l'oral, mais dans un écrit soutenu, on préfère souvent « en revanche ».

2. La concession

La concession est plus forte que l'opposition. On admet un fait (une concession) pour en tirer une conclusion qui semble le contredire. L'idée introduite par le connecteur concessif est souvent surprenante ou inattendue.

Bien qu'il pleuve, je vais me promener.

connecteur: Bien que

concession: il pleuve

conclusion: je vais me promener

relation: On admet la pluie (ce qui normalement empêche la promenade), pourtant la promenade a lieu.

Principaux connecteurs de concession : bien que, quoique, malgré, en dépit de, même si, alors que, tandis que. Attention : « bien que » et « quoique » sont suivis du subjonctif.

« Malgré » et « en dépit de » sont suivis d'un nom ou d'un groupe nominal (malgré la pluie), et NON d'une phrase avec un verbe.

3. Ne pas confondre !

La différence est parfois subtile. Pour faire le bon choix, pose-toi la question : la seconde idée est-elle simplement différente, ou est-elle surprenante compte tenu de la première ?

Opposition : Il est petit, mais il est très fort. (Deux caractéristiques différentes).

Concession : Bien qu'il soit petit, il est très fort. (Sa force est surprenante étant donné sa petite taille).

À retenir

  • L'opposition (mais, cependant) met côte à côte deux idées contraires.
  • La concession (bien que, malgré) admet un fait pour en présenter un autre qui le contredit.
  • « Bien que » et « quoique » demandent le subjonctif.
  • « Malgré » est suivi d'un nom, pas d'un verbe.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre 'mais' et 'cependant' ?

Ils expriment la même idée d'opposition simple. 'Cependant' est un peu plus soutenu que 'mais' et est souvent placé en début de phrase ou après un point-virgule.

Doit-on toujours mettre le subjonctif après 'bien que' ?

Oui, c'est une règle importante. Après 'bien que' et 'quoique', le verbe qui suit doit être au subjonctif. Ex: Bien qu'il fasse froid (subj.).

Peut-on dire 'malgré qu'il pleuve' ?

Non, c'est une erreur fréquente. 'Malgré' doit être suivi d'un nom ou d'un groupe nominal. Il faut dire : 'malgré la pluie' ou utiliser un autre connecteur comme 'bien qu'il pleuve'.

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